Oral 2

VICENZI Emilie



RECIT AUTOBIOGRAPHIQUE


Je m'appelle Emilie, j'ai 20 ans. Je vais vous présenter récit autobiographique.


Pendant la plus grande partie de ma scolarité, j'ai évolué au sein d'un petit groupe de 4 filles au sein d'un groupe de quatre filles. Sous l'influence, je suivais le mouvement dictée par la tête du groupe.
Je pensais que c’était le bon choix à faire, peut-être, à tort mais je pensais y être protégée car introvertie et ne me sentant pas à ma place à l'école. Une anxiété était déjà présente à l'école et la peur de me retrouver seule était omniprésente.

L'entrée au lycée, une situation que j'ai très mal vécu pour plusieurs raisons. Le groupe a été dispersé dans plusieurs classes. N'ayant plus la stabilité d'intégration dans un groupe, le lycée est devenu pour moi une source d'angoisse malgré la rencontre avec de nouvelles personnes. Alors l'angoisse de l'inconnu et la peur du jugement se sont très vite emparés de moi.

Ayant eu une seconde difficile, mes notes ne m'ont permis d'accéder à la filière générale que je désirais et j'ai été dirigé vers une filière technologique. Je n'ai pas su trouvé dans cette filière, une vocation, une motivation, un but. De part un enchaînement de situation, n'ayant de projet professionnel, un trop plein de pression quotidienne, j'ai sombré dans une dépression.
C'est à ce moment que j'ai rencontré la première personne, mon Conseiller principal d'éducation, qui m'a écouté et guidé du mieux qu'il pouvait.

Durant cette longue période de noir, j'ai commencé à voir certaines choses différemment. L'injustice, était présente partout autour de moi. J'ouvrais peu à peu les yeux sur un monde de discrimination, de jugement et de laxisme.

Mon état de santé se dégradait et m'empêchait sérieusement d'avancer autant dans ma vie personnelle que professionnelle. J'ai pris la décision de me déscolariser afin de pouvoir pleinement soigner ma dépression. J'ai été prise en charge par un médecin qui a mis en place un traitement médicamenteux, une psychologue qui m'a écouté, qui ne pas m'a jugée. Je me suis réfugiée dans l'art, plus particulièrement la photographie, qui m'a permis de réduire mes angoisses.

Ma psychologue m'a amenée à réfléchir sur qui j'étais, sur ce qui me passionnait vraiment pour en pouvoir trouver un métier qui me conviendrait.

Lors de cette réflexion, je me suis souvenue du sentiment que je ressentais lorsque je m'occupais de proches âgés et une autre en situation de handicap physique à qui j'apportais une assistance dans les gestes de la vie quotidienne. Alors que pour une autre personne proche en situation de handicap mental j'avais plutôt un rôle d'accompagnante, de guide en tenant compte de son handicap intellectuel. Je me sentais responsable, je m'appliquais et j'aimais cela. J'aime me sentir utile, et voir une évolution bénéfique de mon travail.

Travailleuse sociale fut donc une évidence pour moi : conduire vers l'autonomie, écouter sans juger, guider et travailler contre cette injustice dont j'ai pu prendre conscience au fil du temps.

Ma santé psychique s'étant considérablement améliorée, je peux maintenant envisager un projet professionnel qui me tient à cœur.

Je suis plus particulièrement attirée par le métier de Monitrice Éducatrice. J'ai fait mes propres recherches et pour compléter ma découverte du métier, j'ai interrogé ma psychologue, une proche qui est éducatrice spécialisée en milieu fermé. Je me suis renseignée sur le rôle des éducateurs de ma proche en situation de handicap mental.

J'attends de cette formation de développer mes connaissances des difficultés sociales, psychiques et physiques, d'apprendre les démarches d'encadrement et les droits des personnes en difficultés.

Je souhaiterai travailler auprès d'adolescents mais je suis également ouverte à la découverte d'autres secteurs. J'ai pour projet d'associer l'art à ma mission. J'aimerai également apporter mon aide aux gens, comme on a pu me venir en aide.

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