De la maternelle à la fin du collège, mon parcours scolaire s'est passé au sein d'un même groupe de 4 filles.Je suivais les action de ce groupe sous l'influence du leader cependant je pensais y être protégée car introvertie et ne me sentant pas à ma place à l'école.
Lors de mon entrée en seconde, le groupe a été dispersé dans plusieurs classes. N'ayant plus une stabilité de groupe, le lycée est devenue une source d'angoisse malgré la rencontre avec de nouvelles personnes.
Ayant eu une seconde difficile, mes notes ne m'ont permis d'accéder à la filière générale que je désirais et j'ai été dirigé vers une filière technologique. Je ne savais pas quoi faire comme métier plus tard et sous la pression quotidienne, en plus de ma phobie scolaire qui s'était pleinement installée, je suis devenue dépressive. C'est à ce moment que j'ai rencontré la première personne qui m'a écouté et guidé du mieux qu'elle pouvait.
Dans le même temps, j'ai soudainement ressenti de l'injustice autour de moi, beaucoup de personnes que je voyais être jugées, de la discrimination envers les personnes ayant commis un délit et qui n'était pas pris en charge scrupuleusement. La négligence d'attention que j'ai pu observer auprès d'adolescents venant de Zones Urbaines à caractère sensible, qui subissent constamment un rejet de la société. La difficulté d'intégration pour les demandeurs d'asile en France.
Mon état de santé devenant handicapant, j'ai prise la décision de me déscolariser afin de pouvoir pleinement soigner ma dépression. J'ai été prise en charge par un médecin qui a mis en place un traitement médicamenteux, une psychologue qui m'a écouté, qui ne pas m'a jugée. Je me suis réfugiée dans l'art qui m'a permis de réduire mes angoisses.
Ma psychologue m'a amenée à réfléchir sur qui j'étais, sur ce qui me passionnait vraiment pour en pouvoir trouver un métier qui me conviendrait.
Lors de cette réflexion, je me suis souvenue du sentiment que je ressentais lorsque je m'occupais de proches âgés et une autre en situation de handicap physique à qui j'apportais une assistance dans les gestes de la vie quotidienne. Alors que pour une autre personne proche en situation de handicap mental j'avais plutôt un rôle d'accompagnante, de guide en tenant compte de son handicap intellectuel. Je me sentais responsable, je m'appliquais et j'aimais cela.
Travailleuse sociale fut vite une évidence pour moi : conduire vers l'autonomie, écouter sans juger, guider et travailler contre cette injustice dont j'ai pu prendre conscience au fil du temps.
Ma santé psychique s'étant considérablement améliorée, je peux maintenant envisager un projet professionnel.
Je suis plus particulièrement attirée par le métier de Monitrice Éducatrice. J'ai fait mes propres recherches et pour compléter ma découverte du métier, j'ai interrogé ma psychologue, une proche qui est éducatrice spécialisée en milieu fermé et je me suis renseignée sur le travail effectué auprès de ma proche en situation de handicap mental.
J'attends de cette formation de développer mes connaissances des difficultés sociales, psychiques et physiques. Apprendre les démarches d'encadrement et les droits des personnes en difficultés.
J'aimerai travailler auprès d'adolescents mais je suis également ouverte à la découverte d'autres secteurs. J'aimerai plus tard associer l'art à ma mission.

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